5 mai 2012 - Nettoyage de la rade


Coup de propre sur la rade

Le 5 mai, dès les 9 coups sonnés, la Société de développement du Pont (SDP) a lancé son opération printanière «grand nettoyage de la rade». Ce beau geste collectif et indispensable a mobilisé une petite trentaine d’écocitoyens durant une grande partie de la journée.

 

Et que valsent râteaux japonais, sacs-poubelles, brouettes et fourches agiles! Et pour la bonne cause, qui plus est…

Loin de déroger à ce qui est devenu une tradition, le samedi de nettoyage de la rade orchestrée par la SDP aura permis, une fois encore, à tout un chacun de faire preuve d’un écologique civisme.

 

L’appui des hommes-grenouilles

Fait ô combien réjouissant et notable en cette an de Grâce 2012, les membres du Club de plongée et de de sauvetage du lac de Joux sont venus prêter main-forte aux villageoises. Une initiative spontanée que l’on doit à Sophie Briand qui a convaincu six de ces acolytes de venir tenir compagnie aux canards.

«En plongeant régulièrement dans les environs de Castel-Joux, nous avons pu constater que les déchets éparpillés au fond du lac étaient nombreux. Nous avons donc décidé de nous attaquer au problème et de donner, par la même occasion, un coup de main à la SDP», explique cette dernière. Ce sont donc trois équipes qui ont ratissé le fond du lac dans un périmètre allant du plongeoir à la place de jeu.

Le président de société organisatrice est le premier à se réjouir de cette active participation. Et pour cause! «L’automne dernier, en démontant le radeau, nous avons perdu le corps-mort assurant son amarrage. Aller le récupérer sans plongeur n’aurait pas été une mince affaire», fait remarquer humblement Michel Jossevel.

 

Tous au boulot

Les rafales soufflant d’ouest et le plan d’eau ayant retrouvé son niveau habituel (voire plus), ce nettoyage de printemps a nécessité, cette année, de gros moyens et une prolongation jouée dans l’après-midi.

En conséquence, petits et grands n’ont pas ménagé leur peine pour venir à bout de végétaux enchevêtrés de déchets insolites négligemment abandonnés par les touristes lors des prises d’assaut hivernales. Le tout, ramené continuellement sur la rive par un vent persistant, aurait pu en décourager plus d’un, mais tel ne fut pas le cas.

Partant, les participants ont été priés de s’équiper et d’y aller la fleur au fusil. Cette façon de se responsabiliser les pieds dans l’eau aide à la tâche. Car du travail, il y en a eu et pas qu’un peu.

Nettement plus conséquent que le printemps dernier, le volume de détritus et objets en tout genre ramassé a atteint les 30 mètres cubes. Un record.

Il est à relever qu’André Albertano, ferblantier de son état, a débarqué, cette année, avec une tractopelle. Inutile de dire en bon Vaudois que cet engin «de sorte» a été d’une redoutable efficacité et que son utilisation explique en grande partie l’important tonnage de déchets évacués.

A souligner également que les Auto-Transport Vallée de Joux ont une nouvelle fois mis gracieusement une benne à disposition et assuré trois transports à la déchèterie.

 

Tous au repos

Une fois le gros du travail bâché, il est de bonne coutume au Pont comme partout ailleurs du reste, de se détendre. Quitte à y revenir un petit peu plus tard, la Société de développement de la Saint-Troph. combière sait prendre des pauses lorsque les circonstances l’imposent.

En toute logique, c’est donc quand le ciel se fit vraiment menaçant que les rivages lacustres se retrouvèrent autant éclaircis que les estomacs sonnaient creux.

Anticipée de très longue date, cette situation ne provoqua aucun émoi parmi la noble confrérie. Aussi agile balai en pogne que tire-bouchon en main, Michel Jossevel et ses compères ont fait danser saucisses grillées et petits verres avant de repartir au turbin.

La valse a trois tons du côté du Pont a ainsi duré jusqu’en fin d’après-midi et pour certains plus longtemps encore… Mais, nous n’en dirons pas plus.

 

Alex Charmey, Feuille d'Avis de la Vallée de Joux, parution du 10 mai 2012